 | 16 septembre 2008
République Darcos L’assiette (jetable) aux leurres
C’était annoncé, promis, juré…on allait connaître la « rupture » - qui ne pouvait être que positive - grâce à des réformes pour faire de la France un Pays que ses dirigeants s’évertuent encore à se convaincre qu’il est déjà,
celui de la modernité, de la justice, de la démocratie… et du bon sens !
Or, au moment où France 2, chaîne publique, fête les 10 ans du «Plus Grand Cabaret du monde» de Patrick Sébastien, il n’est pas une semaine sans que du « chapeau magique » du « prestidigitateur gouvernemental» désigné pour une « gesticulation médiatique »sorte une idée géniale, voire un évènement, propres à nimber d’un voile de brume aux yeux du bon peuple, le présent plein de turbulences et un horizon socio-économique de plus en plus inquiétant…
Sauf, que là, le plus souvent le talent est absent, la partition mal jouée, les effets surjoués.
Il en va ainsi de la proposition de Xavier Darcos qui se veut "résolument moderne."
Il veut récompenser, à partir de 2009, les bacheliers avec des médailles. En dehors du fait que certains penseront que l’idée est peut-être bonne ou mauvaise, de voir que l'obtention du bac puisse être valorisée, il en est d’autres qui considèreront qu’il y a peut-être des réformes plus urgentes à réaliser. Une certitude toutefois. Il semble que le ministre oublie, ce qui est fâcheux, que les « caisses de l’Etat sont vides » et que la dépense peut être très lourde du fait du nombre de récipiendaires potentiels.
Aussi, parlant de symbolique, il y avait peut-être mieux à faire.
S’il y a volonté chez le ministre de « reconstituer des rites, des modes de reconnaissance, donner un peu de solennité aux récompenses et que le mérite est aussi personnel" pourquoi - « l’exemple devant venir de haut, de l’élite » - n’a-t-il pas instillé cette belle idée à sa collègue du ministère de l’intérieur ?
Elle aurait pu décréter sa volonté de remettre des médailles, ce serait «un bonus,» aux parlementaires et autres élus qui ne cumulent pas, ne sont pas impliqués dans de délicates affaires politico-financières, démontrent un courage certain en restant fidèles à leurs engagements malgré les « pressions amicales » dont ils sont l’objet de la part de leur parti …
En fait qui se conduisent en respectant une éthique et ne recherchent pas, à tout prix, la seule élévation de leur propre promotion sociale.
De toute évidence le nombre de postulants serait nettement plus restreint et l’engagement budgétaire deviendrait acceptable pour les finances publiques.
Si tel n’était pas le cas, il pourrait être imaginé, « un malus » à savoir une « taxe écologique» pour ceux qui polluent la « réalité et l’expression de la démocratie. »
Les rentrées seraient là, c’est certain, juteuses!
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