VIE ASSOCIATIVE 2017 INSTRUMENTALISATION …Didier MIGAUD a l’oubli facile!

Au moment où les finances publiques de la France sont à un tel niveau qu’il est fait appel, niant toute justice socialeaux efforts de tous les contribuables  il est bon de rappeler certaines vérités.

Ainsi concernant Didier Migaud qui en appelle – en sermonnant – à un retour à l’équilibre budgétaire, nécessaire, devrait se rappeler du déséquilibre auquel…il a lui-même participé.

Il est vrai qu’il a déclaré – lorsqu’il a été interpellé sur le sujet – que son Institution n’était pas concernée par le coût scandaleux de la création dans tout le Pays des Maisons du Département. Coût dont les conséquences sont, aujourd’hui, assumées par les Conseils Départementaux…et les contribuables.

Il est vrai que depuis son « départ » du département des Côtes d’Armor, Claudy Lebreton qui en était le président comme il était celui de l’association des Départements de France est aujourd’hui membre du conseil supérieur de la Cour des Comptes.On pourrait dire des « Contes… »

Cet article a été édité en 2013 et transmis aux médias qui ont omis d’en faire état…

En qualité de premier président de la Cour des Comptes, Didier Migaud vient de rendre public son rapport annuel 2013. Se voulant grand donneur de leçon en terme de gestion de fonds publics, il en a appelé, plus qu’à de nouvelles augmentations de recettes, à la réduction du poids des dépenses publiques. Il est fort dommage qu’il n’ait pas mis lui-même en pratique ce judicieux conseil lorsqu’il présidait…en 2001, la commission des Finances.

Le centenaire de la vie associative venait d’être fêté dignement, comme il se doit en France, à savoir qu’il avait échappé à ceux qui en sont les acteurs et avait été complètement mis en « musique» par l’ Etat et ses services.

Lieu extraordinaire d’altruisme, de solidarité, d’imagination, de créativité, de prise de responsabilités, le Monde de la vie associative apporte, on le sait, beaucoup dans les Régions à la «Maison France», grâce à toutes les actions menées, les initiatives prises sur l’ensemble du territoire.

Cela ne peut que rendre jaloux et « voraces» les tenants d’une République, «Une et indivisible». Ces derniers  qui n’ont jamais apporté que la preuve de leur immobilisme, de leur manque de réactivité, engoncés qu’ils sont dans un centralisme stérilisateur et dans leur volonté de conserver leurs privilèges, ne peuvent accepter de voir une partie de leurs pouvoirs risquer de leur échapper. Cela à tous les niveaux de la pyramide institutionnelle.

C’est dans les Etats-majors parisiens que tout doit être décidé, programmé, contrôlé. …

Le foisonnement de la vie associative-surtout celle affirmant la réalité de la diversité culturelle et régionale- leur est apparu comme un grand danger. Il y avait de «l’ordre nouveau» à remettre. s lors la « machine à courber les échines» s’est, comme dans tout pays totalitaire, mise en route… pour commencer à l’instrumentaliser. Ce qui est aujourd’hui un fait regrettable et vérifiable dans toutes les Régions.

Une première pierre de cette instrumentalisation avait été posée, dés 1999, par Jean-Pierre Chevènement alors ministre de l’Intérieur. Il trouvait le Centre d’Information Civique, trop indépendant à ses yeux et voulait lui  imposer dans son conseil d’administration d’autres associations très marquées...«bien en Cour.»

 Il coupa les vivres au C.I.C. qui n’a pas accepté le dictat de son ministre de tutelle et a préféré se saborder. Le CIDEM, regroupant les associations «politisées,» lui a succédé.

Dans la grande opération «reprise en mains» les mêmes parlementaires qui se targuent d’être des novateurs en matière de réformes et parlent avec des trémolos dans la voix de «la nécessaire décentralisation, de citoyens, de peuple souverain» ne restèrent pas inactifs.

La preuve – les mauvais coups sont souvent perpétrés la nuit – a été le vote, le 12 décembre 2001, de l’article 6 de la Loi de Finances pour 2002, en catimini à 21 heures, proposé par le rapporteur général de la commission des finances, un certain…Didier Migaud. 

N’ayant pas encore endossé le costume de «sabreur de dépenses» et peu soucieux d’équilibre budgétaire,  il a fait adopter par la Commission, malgré l’opposition de Pierre Méhaignerie qui plus tard a rendu les armes, le texte visant à «rémunérer …les dirigeants bénévoles des grandes associations subventionnées par l’ Etat.»

La mesure portait sur l, 2 ,3 personnes par association avec une rémunération plafonnée, à 3 fois le plafond de la Sécurité Sociale. Le coût de la dépense avait était estimée à environ… 9 milliards d’€uros?

En fait Didier Migaud, qui a la mémoire courte, est la preuve vivante de la collusion d’intérêts qui existe entre la droite et la gauche jacobine.

Il serait bon, dans un souci de transparence et d’équité, que la Cour des Comptes dise quels sont les heureux bénéficiaires de ce pactole et que soit décidé la suppression de cette disposition inepte, peu démocratique et si coûteuse.

Oui, Monsieur Migaud, vous avez raison, il est temps de faire des économies, des coupes sombres.

Saint-Brieuc le 18 février 2013

GAUTIER Gérard                                                     

Ancien Conseiller Régional de Bretagne                                                                                                                  Président Mouvement « BLANC C’EST EXPRIME »                                                                                              Ancien vice président du Conseil Culturel et de l’Institut Culturel de Bretagne